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Suite à l’intervention de Mr. Le Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme accordée à votre journaliste, Mme Djamila Belkacem, à l’occasion de la 8ème assemblée générale, des promoteurs immobiliers affiliés au fonds de garantie, tenue le 20 Décembre 2009 à l’Hôtel AURASSI, et rapportée par votre quotidien de 21 Décembre 2009 et considérant l’énormité et la gravité des propos recueillis, qui interpellent à une mise au point, que je vous demande de bien vouloir insérer, afin que votre lectorat et l’opinion publique sachant et témoignent. Depuis la promulgation du décret exécutif en Janvier 2009 règlementant la profession d’agent immobilier, nous n’avons eu de cesse en tant que partenaire, d’attirer l’attention des pouvoirs publics et tout spécialement celle de Mr. Le Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme sur les incidences dangereuses qu’un tel décret allait induire s’il venait à être appliqué.Par ses déclarations fracassantes à votre journal, déclarations qui ne souffrent d’aucune équivoque, Mr. Le Ministre a fait part de sa détermination d’appliquer stricto sensu le décret dont il est l’initiateur et le promoteur. A fin que l’opinion juge, le décret dans ses dispositions exige : 1.   De l’agent immobilier déjà en activité, de justifier de la possession d’un diplôme supérieur, le cas échéant de s’assurer la collaboration d’une personne physique répondant aux conditions du décret, c'est-à -dire la possession d’un diplôme supérieur et la justification d’un cumul de 03 années d’expérience dans un poste fonction ou activité en rapport direct avec le domaine de l’immobilier à condition que celles-ci n’aient pas pris fin depuis au moins 03 année à la date di dépôt de la demande. 2.  Pour les jeunes universitaires diplômés ne répondant pas aux filières exigées le décret, les en exclus tout simplement. 3.  Pour les autres universitaires répondant à la condition du diplôme et de la filière, il leur est exigé de justifier, postuler à un agrément, de justifier du cumul de 03 années d’expérience dans un poste fonction ou activité en rapport direct avec le domaine de l’immobilier à condition que celles-ci n’aient pas pris fin depuis au moi 03 année à la date du dépôt de la demande. 4.  Pour les jeunes techniciens supérieurs en immobiliers sortis des instituts supérieurs nationaux de la formation professionnelle (INSFP) il leur est exigé de justifier, pour postuler à un agrément, outre le diplôme, d’un cumul de 03 années d’expérience dans un poste fonction ou activité en rapport direct avec l’immobilier à condition que celles-ci n’aient pas pris fin depuis au moins 03 année à la date du dépôt de la demande. Une lecture attentive de ce décret et des dispositions qu’ils comportant laisse entrevoir clairement, par l’exigence du cumul de 03 années d’expérience, condition irréaliste et irréalisable, une volonté affichée du gouvernement de l’Algérie libre d’obliger 95% des agences en activité à fermer définitivement, sachant que 15 000 personnes entre gérants et collaborateurs ou assistants seront irrémédiablement réduits au chômage avec toutes les misères et conséquences sociales que l’application de ce décret va entrainer et ce au grand dam des familles qui tirent leur subsistance de cette activité. Par ailleurs, ce décret trompeur, offre le mirage à des dizaines et de postulants, entre diplômes universitaires et techniciens supérieurs en immobilier à accéder à ce métier, mais leur barre, dans les faits, et de façon brutale te irresponsable, l’accès par l’exigence de l’expérience. Nous disons à Mr. Le Ministre en réponse à ses affirmations : 1.Oui à une règlementation humaine qui tienne compte de la réalité ! 2. Non à la règlementation de l’absurde et de l’exclusion ! 3.Non à la rétroactivité. Ce décret de la honte la que toutE la corporation rejette et qui à pour vocation 1. D’installer le chaos au sein de la corporation, 2. D’œuvrer à la disparition de la profession, 3. D’affamerdes familles entières, Nous le dénonçons avec force et détermination. Les menaces et accusations, proférées à l’endroit d’une catégorie d’algériens, par le 1er responsable d’un département ministériel, ne font pas honneur à son auteur et le décrébilise aux yeux de la corporation. Que l’opinion sache, que c’est la fédération nationale des agences immobilières, laquelle, depuis sa fondation en 1998, n’a cessé de demander aux pouvoirs publics, dont le Ministre de l’Habitat et à travers son président, l’élaboration d’une loi pour encadrer et règlementer cette profession. Or, le Ministre, par ses déclarations veut diminuer du rôle éminemment positif joué par la fédération. Il tente ainsi par ces propos d’influer sur l’opinion publique Il pointe un doigt accusateur vers la corporation et des gens qui la composent. Qui usent, selon ses propos, de pratiques occultes et malhonnêtes envers leurs clients, il jette l’opprobre, sans aucun égard pour les gens qui pratiquent ce métier avec conscience et intégrité. Oui, nous l’admettons, il y a, comme dans tous les corps de métier, des gens honnêtes et des gens malhonnêtes. Nous n’allons pas réinventer le monde et la nature humaine est ainsi faite. Partant de ce postulat nous rejetons catégoriquement, les accusations du ministre selon lesquelles, la vente des biens des clients s’effectuent dans les cafés. Cette affirmation relève du non sens, les gens du métier possédant un local pour l’exercice sain de leur métier. La tentative de faire porter le chapeau à l’ensemble des agents immobiliers, par des insinuations malheureuses, la responsabilité des erreurs et des méfaits de quelques inconscients qui vendraient 5 à 10 fois le même appartement. Ces cas si tant ils ont existé, ne constituent, que des cas isolés, donc l’exception qui ne confirme pas la règle. Il s’agit en fait de pratiqués, qui relèvent du courage informel, donc du courtier (smasri) dont l’activité n’est régie par aucune loi, ni aucune règle. L’absence de l’état et son réveil tardif a permis, entre temps, l’apparition du courage informel, donc des « smasri » qui ont eu tout le temps et le loisir de proliférer, de s’affirmer et de s’accaparer le marché. Le « smasri » est, de nos jours, incarné par le petit fonctionnaire, le petit ouvrier, le petit employé, certains hauts cadres de l’état qui interviennent dans les grandes transactions  Certains éléments de la corporation des notaires, les chômeurs, des affairistes de tout bord qui ont dévoyés la profession etc… et continuent à dominer le marché. Les fermetures des agences, si elle devait intervenir, pousserait des milliers d’agents immobiliers à rejoindre les rangs de cette faune et ce par la force des choses et il ne restera à ce décret qu’a gérer le vide qu’il aura installé. Nous réaffirmons ici, notre approbation à l’élaboration d’une loi pour règlementer la profession, une loi humaine qui tienne compte de la réalité, mais nous disons non à la loi promulguée.                    Le Président de la Fédération des Agences Immobilières.                                                                                                                  H .Djebbar |